Fragments...

Chouette

L'aube était douce ce matin

La lune un croissant de faïence

Cambrée dans la nuit qui s'éteint

La chouette ululait sa danse


J'aime boire cette magie sauvage

Aux sources mouillées de la nature

Les rêves s'y injectent des voyages

Le pouls en harmonie avec les murmures


Quand se pointent les signes

De ma gorge noyée de blessures

Mes pas gambergent sur la colline

Où baillent les échos d'air pur


Le fracas des formules du triste

Le gâchis facile du monde en folie

Le chiffre qui finance la crise

Les murs maquillés en épidémie


L'insensé planté au bout de sa laisse

Qui épouse le temps d'une larme imbécile

Où s'engloutissent les pas qui se pressent

Ecorchés dans le tourment des villes


Comme un souffle noué de beauté

L'étrange de ces matins charmants

Peut alors bien rire en musiquant

Avec cet infini à la pulpe de secrets...


Septembre 2007



25/10/2008
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